Alger22:49Paris22:49Montréal16:49TOUTES LES HEURES
Actualités

Le ministre des Finances, M. Lebbou, affirme qu'aucune hausse des prix des carburants n'est prévue pour 2027

Rédaction de Magic Algeria
Cette info a une carte. Touchez pour la voir
La chambre de l'Assemblée populaire nationale d'Algérie
La chambre de l'Assemblée populaire nationale d'Algérie

Le ministre a également indiqué que 99 % de la dette publique est intérieure, et une commission parlementaire a proposé que les députés approuvent au préalable toute révision des prix des carburants.

Le ministre des Finances, M. Lebbou, a déclaré jeudi devant les députés de l'Assemblée populaire nationale (APN), à Alger, que le projet de loi de finances 2027 vise à élargir les recettes publiques.

Il vise également à attirer les fonds informels, c'est-à-dire les capitaux situés en dehors de l'économie formelle, et à limiter l'effet de l'inflation mondiale.

Algérie Eco rapporte, citant l'Agence de presse algérienne (APS), que le projet de loi comprend des mesures destinées à encourager l'investissement productif et à soutenir les secteurs hors hydrocarbures, notamment les start-up. Ces mesures visent à élargir l'assiette fiscale sans relever les taux d'imposition, a indiqué le ministre.

Il a ajouté que ces mesures comprennent une meilleure collecte de l'impôt, un renforcement de l'administration fiscale, la lutte contre l'évasion fiscale et le contrôle du respect des obligations fiscales.

Le projet de loi soutient également la croissance économique et l'accélération de l'achèvement des grands projets dans les mines, les transports, l'industrie, l'agriculture et l'agroalimentaire. Lundi, le ministre avait entamé la présentation du projet de loi devant les députés, lors d'une séance plénière présidée par Khalida Boufedeche, présidente de l'APN.

Il a annoncé une prévision de croissance de 4,2 % pour 2027, et a également présenté des prévisions pour 2028 et 2029.

Protéger le pouvoir d'achat

Concernant les prix, le ministre a déclaré que l'État vise à maintenir la stabilité des prix, à assurer la disponibilité des produits de base, et à lutter contre la spéculation et les monopoles. Parmi les mesures figurent la poursuite du soutien aux produits essentiels, la réhabilitation des marchés de gros, un renforcement des contrôles du marché et un contrôle numérique assorti de systèmes d'alerte précoce.

Le soutien ciblé, a-t-il précisé, dépend de l'achèvement du processus de numérisation, qui garantira une répartition équitable et égale des aides.

La dette publique

Le ministre a indiqué que la dette publique reste en dessous du niveau de référence fixé pour les marchés émergents, et que le déficit budgétaire n'est pas propre à l'Algérie. Il a estimé que la dette doit être appréciée au regard de la croissance du produit intérieur brut (PIB).

« 99 % de la dette publique est intérieure, ce qui nous donne une grande autonomie dans nos décisions économiques », a déclaré le ministre.

Il a expliqué que le déficit est couvert par la mobilisation de ressources, le recours à la dette intérieure et au Fonds de régulation des recettes (FRR), tout en renonçant au financement extérieur. Cette démarche comprend également la rationalisation des dépenses et l'élargissement de l'assiette fiscale.

Les prix des carburants vont-ils augmenter en 2027 ?

Algérie 360 rapporte que le ministre a été interrogé sur une éventuelle hausse des prix des carburants en 2027. Il a déclaré que l'article 218 du projet de loi permet une révision au bénéfice des parties concernées, mais que cela ne signifie pas qu'une hausse des prix des carburants soit prévue.

Il a indiqué qu'une hausse à compter du 1er janvier 2027 ne figure pas parmi les orientations annoncées par le gouvernement. Pour l'illustrer, il a pris l'exemple d'une augmentation d'un dinar par litre d'essence.

Si le gouvernement avait prévu une mesure de ce type, elle aurait figuré dans le projet de loi, puis aurait été débattue et évaluée au regard de son effet budgétaire, a-t-il affirmé.

« Ce n'était pas notre intention », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que les mécanismes de révision pourraient aussi concerner d'autres domaines, comme les contraintes industrielles auxquelles sont confrontées les entreprises. Ces ajustements pourraient faire monter ou baisser les prix, selon la situation.

Il a également souligné que toute révision doit être mise en balance avec ses effets sur les citoyens et la réaction de la société.

Dans son rapport préliminaire, la commission des finances et du budget a proposé un amendement. Celui-ci soumettrait toute révision des prix de l'essence et du gasoil à l'approbation préalable du Parlement, dans le cadre de la loi de finances.

Les députés souhaitent un contrôle parlementaire renforcé sur d'éventuelles modifications des prix des carburants, afin que des décisions touchant au quotidien ne soient pas prises sans concertation. La proposition n'est pas encore une règle définitive, et son sort dépendra de la manière dont le projet de loi sera examiné par la suite.

Voir les sources (3)
  1. Algérie Eco
  2. Algérie 360
  3. Algérie Eco
Commentaires

Lancez la conversation

Ajoutez ce que vous savez, posez une question ou donnez votre avis.

La connexion se fait avec un code envoyé par e-mail. Pas de mot de passe.

Quelque chose manque ou est faux sur cette page ?Tout le monde peut proposer une modification. Un relecteur vérifie chacune avant sa publication.Modifier cette page