Le ministre de l'Industrie reçoit une délégation de Hyundai au sujet de l'usine de Relizane

L'usine fabriquerait d'abord des SUV et des véhicules utilitaires légers, puis ajouterait des voitures citadines et des modèles électriques.
Le ministère de l'Industrie a indiqué samedi avoir fait le point sur l'avancement de l'usine de voitures de Hyundai à Relizane et sur les conditions du démarrage de la production.
Algérie Eco rapporte que Farid Kourtel, ministre de l'Industrie, a reçu samedi au siège de son ministère une délégation de Hyundai Motor Manufacturing Algeria.
Le ministère précise que cette rencontre s'inscrit dans le suivi du projet d'investissement. Elle a permis de passer en revue l'état d'avancement et les conditions nécessaires au lancement de la production.
Y participaient des représentants de sociétés coréennes fabriquant des pièces et composants automobiles, ainsi que des responsables du ministère.
Les échanges ont également porté sur les moyens de renforcer les liens entre Hyundai, ses fournisseurs coréens et des entreprises algériennes de sous-traitance.
L'objectif est de constituer un réseau local de fournisseurs, de fabriquer davantage de composants en Algérie et d'augmenter progressivement le taux d'intégration national.
Le ministère affirme être prêt à soutenir le projet et à coordonner les démarches avec les autres parties afin de faciliter le lancement de la production.
Cette rencontre intervient un peu plus d'un mois après un entretien entre le ministre et Tarek Ismail Mosaad, président de Hyundai Motor pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).
Les deux hommes s'étaient rencontrés le 2 octobre à El Alamein, en Égypte, en marge du Forum africain de l'investissement dans le secteur automobile.
Annoncé en 2023 avec son partenaire omanais Bahwan Saud, le projet représente un investissement de près de 400 millions de dollars et une capacité initiale de 50 000 véhicules par an.
L'usine doit être construite dans la zone de Sidi Khettab, dans la wilaya de Relizane.
En août, Hyundai a indiqué que l'Algérie figurait parmi les pays de son plan de développement industriel à l'horizon 2030.
À Séoul, le 26 août, lors d'une rencontre avec des investisseurs, le directeur général de Hyundai Motor, José Muñoz, a affirmé que la filiale algérienne pourrait démarrer sa production fin 2026 ou début 2027.
Dans un premier temps, l'usine fabriquerait des SUV et des véhicules utilitaires légers. Hyundai prévoit ensuite d'élargir la gamme produite localement, avec des voitures citadines et des modèles électriques.
La production dépend encore de l'achèvement des démarches administratives et de l'obtention des autorisations nécessaires.
Yahia Bachir, ancien ministre de l'Industrie, a déclaré en janvier que la disponibilité de terrains industriels constituait une contrainte pour plusieurs projets automobiles, dont ceux de Hyundai et de Chery.
Hyundai prévoit d'accroître sa production locale en Égypte, en Arabie saoudite et en Algérie. Le site algérien doit devenir une base de production pour le marché national et pour d'autres marchés d'Afrique du Nord.
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