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La Banque mondiale salue la résilience de l'économie algérienne

Rédaction de Magic Algeria
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Un gisement de pétrole et de gaz dans le Sahara algérien
Un gisement de pétrole et de gaz dans le Sahara algérien

Le produit intérieur brut a progressé de 3,8 % en 2025, tandis que le pétrole et le gaz représentaient 82,6 % des exportations entre 2020 et 2024.

La Banque mondiale estime que l'économie algérienne fait preuve de résilience, avec une croissance de 3,8 % en 2025, selon des propos publiés par le quotidien El Moudjahid.

ObservAlgerie a rapporté les propos de Cemile Hacibeyoglu Ceren, représentante résidente du Groupe de la Banque mondiale en Algérie. Plusieurs indicateurs publiés par la banque étayent ce constat, notamment la croissance hors hydrocarbures, l'investissement et le ralentissement de l'inflation.

Une croissance au-delà des hydrocarbures

Selon la Banque mondiale, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 3,8 % en 2025, après 3,7 % sur l'ensemble de l'année 2024. Au premier semestre 2025, l'activité a augmenté de 4,1 % par rapport à un an plus tôt.

L'activité hors hydrocarbures a progressé de 5,4 % au premier semestre 2025. L'investissement a crû de 13,2 % sur un an, tandis que la consommation des ménages a augmenté de 4,4 %.

Les services ont progressé de 4,3 %, l'industrie hors hydrocarbures de 4,2 % et la production agricole de 5,3 %. La banque estime que la croissance ne repose pas uniquement sur les hydrocarbures, et que l'agriculture, les services et certaines industries contribuent à élargir ses sources.

L'inflation a encore ralenti en 2025, pour atteindre 1,4 % sur les onze premiers mois de l'année, selon la Banque mondiale. Elle cite la baisse des prix alimentaires et la stabilité du taux de change officiel.

La banque relève également une hausse du PIB par habitant en 2025. Le pouvoir d'achat des ménages a bénéficié du ralentissement de l'inflation, de la hausse des salaires et des pensions, ainsi que de nouvelles allocations de chômage.

Une dépendance aux hydrocarbures

La banque souligne que l'économie demeure fortement dépendante des hydrocarbures et des dépenses publiques.

Entre 2020 et 2024, les hydrocarbures ont représenté 13,3 % du PIB, 82,6 % des exportations et 45,8 % des recettes budgétaires.

Selon la banque, la baisse des prix de l'énergie, la hausse des dépenses publiques et l'augmentation des importations destinées à l'investissement ont creusé les déficits budgétaire et extérieur. Cette structure rend les équilibres économiques et financiers du pays sensibles aux variations des prix de l'énergie sur les marchés mondiaux.

La productivité constitue un autre défi. La banque affirme que la croissance des dernières décennies a reposé principalement sur l'accumulation de capital et l'arrivée de nouveaux actifs sur le marché du travail, avec des gains de productivité limités.

La banque évoque aussi les risques liés au changement climatique, notamment pour l'agriculture.

Les engrais, le fer et l'acier figurent parmi les exportations citées par la banque.

Les perspectives

La banque appelle à accélérer les réformes structurelles. Les priorités qu'elle identifie comprennent un meilleur climat des affaires, davantage d'investissements privés, une productivité accrue et des entreprises publiques plus efficaces.

La Banque mondiale estime que la création d'emplois durables reste un défi.

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  1. ObservAlgerie
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