Une histoire de la wilaya d'Alger : la ville et la côte
Cet article a une carte. Touchez pour la voirSelon l'UNESCO, le premier établissement est un comptoir carthaginois du 4e siècle avant notre ère, sur les îlots qui font face à la côte. La ville antique s'appelle Icosium, et la Casbah est fondée sur ses ruines au 10e siècle.
Icosium et la Casbah
Selon l'UNESCO, le premier établissement est un comptoir carthaginois du 4e siècle avant notre ère, sur les îlots qui font face à la côte. La ville antique s'appelle Icosium, et la Casbah est fondée sur ses ruines au 10e siècle.
Au 16e siècle, Alger passe sous domination ottomane, et la Casbah connaît alors son apogée. À partir de la fin du 16e siècle, les Ottomans donnent à la vieille ville sa forme actuelle.
Les communes du centre
En 1832, l'hôpital du Dey, un hôpital militaire aussi appelé Maillot, s'installe à Bab El Oued, en partie dans une villa bâtie par Hassan Pacha. En 1833, il devient un hôpital militaire d'enseignement.
Mustapha, aujourd'hui Sidi M'Hamed, est rattachée à la commune d'Alger en 1848, puis redevient une commune distincte en 1871. En 1904, elle est rattachée à Alger, cette fois de façon définitive.
En 1832, un village est construit à Kouba pour des familles de colons, venues d'abord d'Allemagne. Dans les premières années de la domination française, le secteur de Hussein Dey dépend de la commune de Kouba. Un décret impérial du 20 mai 1870 fait de Hussein Dey une commune distincte.
La Pointe Pescade, à Raïs Hamidou, s'appelait autrefois Mers ed Debban, et les navires étrangers y attendaient l'autorisation de gagner Alger. À l'époque ottomane, elle faisait partie des défenses d'Alger, avec un ancien fort et une batterie.
Sous la domination française, la Pointe Pescade dépend de la commune de Saint-Eugène. Le décret 85-04 du 12 janvier 1985 compte Raïs Hamidou parmi les 15 communes de la Ville d'Alger.
Le pape Léon XIV se rend en Algérie les 13 et 14 avril 2026, première visite d'un pape dans le pays. Le 13 avril 2026, il rencontre la communauté algérienne à Notre-Dame d'Afrique, à Bologhine, et y prononce un discours.
La côte est
À partir des années 1830, des émigrants de Port Mahon, à Minorque, s'installent sur les terres de Fort-de-l'Eau, aujourd'hui Bordj El Kiffan. Chaque famille reçoit une petite ferme avec des bœufs et des mulets.
Fort-de-l'Eau a été décrite comme « un petit Mahon », où les coutumes catalanes et minorquines se sont maintenues pendant des générations. Fort-de-l'Eau est aussi, à l'époque coloniale, une station balnéaire recherchée.
Le village d'Aïn Taya est fondé en 1853 sur des terres autrefois appelées La Rassauta. Il naît d'un décret du 30 septembre 1853. Ses premiers colons, des Mahonnais venus des îles Baléares, défrichent en huit mois plus de 60 hectares et construisent environ 30 maisons.
Par la suite, le village agricole devient une station balnéaire animée, avec des villas, des immeubles et des hôtels restaurants. Surcouf et Suffren sont d'anciens hameaux balnéaires de la commune, et Suffren est né d'une annexe appelée Ain Beida.
La côte ouest
Un décret de fondation du 19 avril 1845 crée le village de Guyotville, aujourd'hui Aïn Benian, parmi les nouveaux centres coloniaux à l'ouest d'Alger. Il devient commune de plein exercice le 28 novembre 1874.
Beaucoup de ses premiers colons sont espagnols ou italiens. Les Italiens viennent surtout de la région de Naples, de Calabre, de Sicile et, avant tout, de l'île d'Ustica.
Chéragas est fondé comme village agricole colonial au début des années 1840 et devient commune de plein exercice en 1856. Beaucoup de ses premiers colons viennent de Grasse, en France, et le village cultive des plantes à parfum qu'il distille. Il possède aussi des usines de crin végétal, une fibre de plante.
En 1843, des moines trappistes de l'abbaye d'Aiguebelle, membres d'un ordre religieux catholique, s'installent dans la plaine de Staoueli. Ces moines posent la première pierre de leur monastère en septembre 1843, et l'église est bénie le 22 mai 1845. Ils cultivent la vigne et le géranium pour la parfumerie.
Leur abbaye agricole, la Trappe de Staoueli, reste active jusqu'en 1904, date du départ de la communauté hors d'Algérie. Le domaine passe à l'État algérien en 1963.
Le village colonial de Zéralda est fondé le 13 septembre 1844. Son plan en forme de trapèze dispose les lots urbains et les jardins autour d'une place publique. Zéralda dépend tour à tour de Koléa, de Chéraga dès 1860, puis de Staoueli, avant de devenir commune à part entière en 1905.
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