Afreximbank et l'APPO créent la Banque africaine de l'énergie

La banque démarre avec un capital autorisé de 5 milliards de dollars américains (USD) et un premier président, Helmy Ghazi.
La Banque africaine d'import-export (Afreximbank) et l'Organisation des producteurs africains de pétrole (APPO) ont annoncé la création de la Banque africaine de l'énergie (AEB) le samedi 31 octobre 2026.
L'annonce a été faite lors de la première assemblée générale de la banque à Abuja, au Nigeria, selon un communiqué d'Afreximbank, relayé par Algérie Eco.
Selon le communiqué, les besoins d'investissement énergétique en Afrique sont estimés à 200 milliards de dollars américains (USD). Les prêteurs traditionnels se retirent du financement des énergies fossiles, indique le communiqué, alors même que le pétrole et le gaz restent essentiels aux systèmes énergétiques du continent.
La banque vise à combler ce déficit de financement tout en soutenant une transition énergétique équitable pour les pays africains.
La banque dispose d'un capital autorisé de 5 milliards de dollars américains (USD). Elle soutiendra des projets sur l'ensemble de la chaîne énergétique, notamment l'exploration et la production, le transport, la transformation, le raffinage et la distribution.
L'objectif est de réduire la dépendance aux produits pétroliers importés et d'accroître les échanges de produits énergétiques au sein de l'Afrique.
Selon le communiqué, la banque sera une institution financière panafricaine indépendante. Elle cherchera à obtenir des investissements auprès des gouvernements, des compagnies pétrolières nationales, des institutions financières et des investisseurs privés afin de soutenir le développement énergétique du continent.
Les informations ne précisent pas comment l'Algérie, ou les Algériens vivant à l'étranger, participeront à la banque.
L'assemblée a également désigné Helmy Ghazi premier président de la banque et a constitué le premier conseil d'administration.
Ce premier conseil comprend des membres issus des secteurs public et privé, ainsi que d'institutions de premier plan dans l'élaboration des politiques publiques sur le continent.
« La création de la Banque africaine de l'énergie confirme la détermination des gouvernements africains à assurer leur propre avenir énergétique », indique le communiqué.
Selon le communiqué, des investissements importants sont nécessaires pour stimuler la croissance industrielle et tirer parti des technologies émergentes, en particulier de l'intelligence artificielle (IA).
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