Le Bangladesh se tourne vers l'Algérie pour ses engrais, les importations couvrant déjà 80 %

Les discussions ont progressé depuis septembre, mais aucun volume, prix ni date de livraison n'a été arrêté.
Le Bangladesh cherche à se tourner vers l'Algérie pour ses approvisionnements en engrais, selon Algérie 360, les importations couvrant déjà environ 80 % de la demande totale du pays.
Ce chiffre provient d'un rapport officiel du ministère bangladais de l'Agriculture, relayé par le quotidien économique Bonik Barta. Les discussions entre les deux pays ont progressé en septembre et en octobre. Aucun volume contractuel ni calendrier de livraison n'a été annoncé à ce jour.
Le 20 septembre, Humayun Kabir, ministre d'État bangladais aux Affaires étrangères, a appelé à renforcer la coopération dans les engrais et l'énergie avec l'ambassadeur d'Algérie à Dacca. Le 5 octobre, Salahuddin Ahmed, ministre bangladais de l'Intérieur, a confirmé que Dacca entend conclure des accords d'approvisionnement à long terme en engrais et en gaz naturel liquéfié (GNL). Il a également demandé à l'Algérie d'importer des textiles et des produits pharmaceutiques bangladais.
Le 20 octobre, un protocole d'accord sur les hydrocarbures, portant sur le GNL, le gaz de pétrole liquéfié (GPL) et les produits pétroliers, a été signé à Alger. Deux jours plus tard, Kabir a rencontré Ahmed Attaf, ministre algérien des Affaires étrangères. M. Attaf a déclaré que l'Algérie est prête à répondre aux besoins du Bangladesh en engrais.
The New Nation, quotidien bangladais, a publié un article daté du 31 octobre 2026 appelant à des accords d'approvisionnement équilibrés. Il demande que ces accords tiennent compte de la qualité des produits, des prix, des coûts de transport, du financement et des délais de livraison. L'article présente cette position comme une proposition, et non comme un contrat signé.
Selon le ministère de l'Agriculture, les importations bangladaises de phosphate diammonique (DAP) ont augmenté de 15,8 % pendant la campagne 2025-2026 par rapport à 2024-2025, pour atteindre 1,62 million de tonnes. Cette hausse ne concerne que le DAP. Les besoins en urée et en potasse suivent d'autres tendances, et l'approvisionnement algérien pour ces produits n'a pas été précisé.
Le 5 octobre, le Bangladesh a conclu un accord de 300 millions de dollars, financé par la Banque mondiale (IDA), pour importer 600 000 tonnes d'engrais de base destinés à ses campagnes rizicoles Aman et Boro. La Bangladesh Chemical Industries Corporation (BCIC) et la Bangladesh Agricultural Development Corporation (BADC) se chargeront des importations.
Côté algérien, le complexe Sorfert, à Arzew, a une capacité annuelle de 1,26 million de tonnes d'urée granulée et de 1,6 million de tonnes d'ammoniac, selon l'annuaire de la Chambre algérienne de commerce et d'industrie (CACI).
Aucun contrat commercial fixant les produits, les volumes ou les prix n'a encore été signé.
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