Les passagers d'Air Algérie peuvent réclamer jusqu'à 600 euros, selon le trajet

Les montants forfaitaires sont de 250, 400 ou 600 euros, et ils dépendent de la distance de l'ensemble du trajet.
Algérie 360 rapporte que les passagers d'Air Algérie sur des vols au départ de France peuvent obtenir jusqu'à 600 euros après un retard de plus de trois heures ou une annulation.
Le montant dépend du sens du trajet, et les règles diffèrent pour les vols au départ de France et les vols au départ d'Algérie.
Le règlement européen n° 261/2004 protège les passagers des vols qui partent d'un aéroport de l'Union européenne.
Il s'applique à toutes les compagnies aériennes, y compris Air Algérie, de sorte que les vols Paris-Alger, Lyon-Oran ou Marseille-Constantine sont couverts.
Les vols au départ d'Algérie
Avant de réclamer, les passagers doivent vérifier le lieu de départ du vol, car c'est lui qui détermine si la règle européenne s'applique, selon la source.
Comment le montant est fixé
Un retard de plus de trois heures à l'arrivée donne droit à la même indemnisation qu'une annulation, selon la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE).
Le montant dépend de la distance du vol : 250 euros jusqu'à 1 500 km, 400 euros de 1 500 km à 3 500 km, et 600 euros au-delà.
La plupart des vols entre la France et le nord de l'Algérie sont inférieurs à 1 500 km, selon la source. Un vol Lyon-Oran, d'environ 1 220 km, ouvre droit à 250 euros.
Les vols à destination de Tamanrasset ou de Djanet dépassent 1 500 km et ouvrent droit à 400 euros.
L'indemnisation est réduite de moitié si la compagnie propose un autre vol qui arrive avec un retard limité. Pour un vol de moins de 1 500 km, ce retard ne doit pas dépasser deux heures.
L'indemnisation est versée à chaque passager, enfants compris, s'il dispose d'une réservation confirmée.
Pour un trajet avec correspondance, la distance se calcule depuis l'aéroport de départ jusqu'à la destination finale, principe fixé par la CJUE. Le retard se mesure à l'arrivée à la destination finale.
La source donne un exemple : un trajet Lyon-Ouagadougou via Alger, qu'elle évalue à plus de 3 700 km à vol d'oiseau. Elle indique qu'un retard ou une annulation sur ce trajet donnerait droit à 600 euros, et non à 250 euros.
Selon la source, il est préférable de vérifier la distance avant de réclamer, afin de ne pas demander moins que ce qui est dû.
Quand la compagnie peut refuser
La compagnie peut refuser l'indemnisation si elle prouve des circonstances extraordinaires, c'est-à-dire des événements qu'elle ne pouvait pas éviter même en prenant toutes les mesures raisonnables. Une tempête, une grève des contrôleurs aériens ou une décision des autorités en sont des exemples, selon la source.
Une simple panne technique ou un retard d'organisation ne suffit généralement pas, et la charge de la preuve incombe à la compagnie aérienne, non au passager. Selon la source, de récentes décisions de justice ont donné tort à des compagnies qui ne fournissaient aucune justification.
Une annulation annoncée au moins 14 jours avant le départ n'ouvre pas droit à l'indemnité forfaitaire. Le passager conserve le droit au remboursement du billet ou à un autre vol.
Il en va de même si la compagnie propose un autre itinéraire proche de l'horaire initial, selon la source.
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